Recherches

Mon travail de thèse porte sur l’étude des processus de transmission, d’innovation et de diversification des cithares sur table en Asie orientale. Dirigé par Sylvie Le Bomin et Guillaume Lecointre, il est marqué par les méthodes de la systématique musicale et de l’organologie comparée.

Les instruments

Les cithares sur table forment une famille d’instruments particulièrement riche en Asie orientale. Ce sont des instruments à cordes tendues au-dessus d’une caisse de résonance, sans manche, les cordes courant parallèlement à la table (Dournon, 1996). C’est notamment de cette famille que relèvent le guqin et le guzheng chinois, le gayageum et le geomungo coréens, le koto japonais ou le đàn tranh vietnamien.

L’aire culturelle

Cette recherche porte sur l’Asie orientale telle qu’elle s’est constituée sous l’influence de la civilisation chinoise : la Chine, la Corée, le Japon et le Vietnam. Cette influence s’est diffusée par les grandes traditions philosophiques et religieuses (confucianisme, taoïsme, bouddhisme), mais aussi par les échanges commerciaux et les rapports de force militaires, dont la Corée a longtemps été un carrefour essentiel (Souyri, 2023).

Méthodes et corpus

Méthodologiquement, je décris chaque instrument partie par partie, à l’aide d’une grille de description systématique. Ces descriptions permettent ensuite de comparer les instruments entre eux et de proposer des hypothèses sur leur histoire, à l’aide de méthodes empruntées à l’étude de l’évolution du vivant. Mon corpus rassemble plus de 150 instruments conservés dans des musées ou observés sur le terrain.